Comment le poker module le cerveau des joueurs ?

mai 11, 2018

Se demander comment son cerveau fonctionne lorsque vous jouez au poker n’est pas forcément la préoccupation de tout le monde. Pourtant, certains, qui auraient dans leur entourage un ou une partenaire accro au poker, sont curieux de savoir comment le cerveau de leurs proches est capable de réagir.

En effet, comparé aux machines à sous par exemple, le poker est loin d’être un jeu régi par le hasard. C’est un vrai jeu de stratégie, et, s’il est possible de rajouter, d’adresse, passant par : une sélection minutieuse des mains, une maîtrise de l’attitude, d’habitudes ou de tics que les joueurs ont habitude d’user pour bluffer ses adversaires. En résumé, les joueurs ont plutôt intérêt de se protéger en développant un style de jeu qui permettra de mettre KO ses adversaires.

Si la description peut sembler forte pour certains, le poker est un véritable monde de prédateurs où chacun veut gagner. Les émotions de chacun des joueurs jouent une place primordiale dans leur façon de jouer ; parfois ce sont elles qui vont faire gagner les joueurs, et au contraire, parfois ce sont elles qui seront responsables de leurs pertes. Alors, par rapport à tout ça, comment le cerveau fait-il pour moduler ces émotions ?

Le but ici n’est pas de vous faire un cours complet sur la neuroplasticité du cerveau des joueurs de poker mais simplement d’apporter des réponses à vos questions.

Pourquoi certains se mettent à rêver d’as, de rois ou de dames lorsqu’ils jouent au poker ?

Comment se fait-il que certains joueurs n’arrivent plus à maîtriser leurs émotions ?

Est-ce que jouer au poker nous permet d’être plus intelligents ?

A vu d’œil, autant de questions qui demandent des réponses ! Mais heureusement pour vous, il semblerait y avoir des explications derrière ce silence. Et c’est notamment grâce aux compétences d’un certain monsieur en la matière… En effet, suite à un malheureux accident qui a failli lui coûter la vie, le Docteur Stephen Simpson a pu éclaircir cette histoire après s’être tourné vers le jeu du poker.

Pour faire simple, le cerveau est composé de certains câbles, que l’on appelle plus communément dans le langage scientifique, des fibres nerveuses, dont elles-mêmes sont recouvertes d’un certain composant appelée la myéline. Cette dernière est essentielle au fonctionnement des fibres, des neurones et donc au cerveau. Lorsque votre cerveau est très sollicité par les tâches en cours, l’épaisseur de ces fibres s’en retrouve augmentée. Et plus cette épaisseur augmente, plus le cerveau est optimal.

En d’autres termes, plus vous jouez au poker, plus vous êtes susceptibles de créer de myéline entre vos neurones.

Au fur et à mesure du temps, de nouveaux neurones sont recrutés pour assurer de nouvelles fonctions cérébrales, ce qui fait que le cerveau se transforme continuellement. Par conséquent, lorsque les joueurs enchaînent des parties de poker indéfinies, ils doivent sans cesse revoir leurs tactiques de jeu et du coup leurs connaissances associées à la compréhension du jeu modifient encore plus leur cerveau ! Parfois, à tel point que les émotions contrôlées par leur cerveau prennent le dessus sur la maîtrise de leur jeu. Alors comment garder le contrôle entre la technique et l’addiction du jeu ?

D’après les dires des joueurs, c’est l’apprentissage qui permet d’aider à trouver cet équilibre. Il n’y a pas de miracle ou de science absolue expliquant par A + B comment certains tombent malheureusement dans l’addiction.

En tout cas, en dehors de l’aspect financier, les joueurs finissent par avouer qu’il y a beaucoup de bénéfices apportés par le poker. Si l’on suit le raisonnement du Docteur Stephen : plus ils jouent, plus ils produisent de myéline et donc plus ils sont capables de répondre rapidement. Un bénéfice qu’ils peuvent en tirer profit aussi bien sur le plan professionnel que personnel ! 😉